J'aime la mer et cette idée de faire un lift sur un voilier m'a paru tout-à-fait alléchante, attractive, originale et instructive pour moi qui ne connaissais pas la voile. Sous les conseils et assurances de Liz qui connait le skipper, je me suis donc lancée.
Nous sommes donc partis un mardi 30 juin sous la pluie et le vent mais conditions idéales pour être bien poussés vers le large et prendre un bon départ.
Après 24h tous malades, soleil et santé sont revenus et très vite baleines et dauphins nous ont fait le plein de bonheur et de bonne humeur.
A hauteur de Ningaloo Reef, j'ai grimpé en haut du mat de 22m et pris quelques photos de là-haut : tu es dauphin et deviens oiseau, c'était magique !
L'ambiance s'est un peu gâtée en raison d'un skipper qui s'est avéré ni indulgent, ni tolérant, encore moins aimable. Dommage... Nous n'avons fait aucun arrêt, c'était la course aux 10 noeuds...
Heureusement pendant la sieste du général en chef, lorsqu'il n'y a pas de vent et que le bateau n'avance pas, Denham, mon charmant partenaire de cabine, et moi nous sommes baignés dans l'eau turquoise de l'Océan Indien, en compagnie des bébés requins.
Et puis, à nouveau les baleines qui effectuent des sauts géants en dehors de l'eau et à nouveau les dauphins qui nagent à la proue avec dynamisme et sensualité à la fois. Des parties de pêche très productives et les recettes de notre chef cuisto, Terry, le 4ème luron, qui nous a fait des festins.
Pas évident pour moi de comprendre et d'apprendre la voile, son jargon particulier le tout en anglais... mais si Graham, le chef des armées, n'était jamais content, Denham n'a pas manqué lui de me faire des compliments.
Bref, journées de soleil, de pêche, de détente, de travail, nuits de veille sur le pont sous la pleine Lune et les étoiles par milliers, se succèdent.
Bons moments et moments durs aussi car le petit soldat en a marre de nettoyer le bateau de la quille jusqu'au mat en supportant les remarques incessantes d'un skipper autoritaire au commandement.
Belle expérience qu'il était temps après 15 jours de terminer... Des contradictions comme beaucoup de sentiments ressentis sur ce navire. Je suis très heureuse de l'avoir fait mais heureuse d'être aujourd'hui à Darwin.
Je continue ma route seule, jamais loin de la mer, en navigant toujours mais entre recherche d'emploi et visites cette fois !
A bientôt et bon vent !
PS : Quelques images d'Intermezzo à droite de cette page...
